gracien

II)Incidences sur la vie civile

Le decret de Gratien fit tres rapidement office de reference, non seulement dans le monde ecclesiastique mais aussi dans le monde civil, les deux etant tres liés a l'epoque. Ainsi il est possible de mesurer un incidence quasiment instantanée sur les modes de vie aux XII em siecles jusqu'à la fin du moyen Age.

A) incidence sur la vie civile

Dans le Corp Civique, Laic (n'etant pas entré dans les ordres), le Decret a deja commencé par introduire la Jurisprudence (l'ensemble des arrêts et des jugements qu'ont rendu les Cours et les Tribunaux pour la solution d'une situation juridique donnée) : c'est en fait le rôle de toute la Pars II, appellée Causae qui est devolue a l'etude de cas concret (exemple: Gratien donne sa decision dans le cas d'un eveque poursuivi pour heresie: cette decision fera ensuite foi dans tout les cas similaires par la suite.)
Dans ces decisions vis a vis du corp civique, il interdit aussi aux Fideles Laic de faire de la predication. Ainsi il sera interdit a celui qui n'est pas rentré dans les ordres de repandre la parole Divine. Neanmoins, nous pouvons voir que cela n'empechera pas les Franciscains et les Dominicains d'apparaitre (respectivement en 1209 et 1215). Pourtant ce sont bien ici des ordres Laics, mais il est possible qu'il aient pris de l'importance avant que le decret soit parfaitement etabli.Cependant, il est possible de voir que beaucoup d'« ordres mendiants » apparaissent au debut du XIII em siecle, mais que ceux ci sont beaucoup moins nombreux par la suite. On ne peut souligner ici clairement l'influence du decret, mais etant donné le temp de diffusion d'un texte comme celui ci au moyen age, sachant qu'il a eté utilisé couremment par l'eglise a la fin du XII em siecle, il est possible qu'il n'ai agis qu'avec retardement dans les campagnes eloignée de Rome.
Gratien examine aussi la possibilité de se sanctifier en faisant la guerre, dans un dialogue de la Pars I:
« est-ce un peché de faire la guerre? »
Reponse de St David, rapporté par le moine Italien:
« Le chevalier qui a tué un homme pour obeir a son seigneur n'est pas coupable d'homicide ».
L'on peut voir ici une volonté de l'eglise de legitimer la prise des armes lors des croisades. En citant Saint David, il ferait ici Argument d'Autorité, autorisant les fideles a prendre les armes, voir les encourageant puisqu'il y definit une possibilité de se sanctifier en liberant la ville Sainte.
Chose tres surprenante au vue des mentalités du XIIem siecle, Gratien protege la communauté Juive: pour lui c'est un devoir de proteger les Juifs, et il est interdit de s'en prendre a leur bien et de profaner leurs tombes. Tres surprenant car ce peuple est consideré comme « le serf commun de l'eglise », et surtout que  les juifs n'ont eté laissé en vie qu » afin de subir, humilié, dans
toute sa durée, la peine a laquelle son crime l'a condamné ». Les deux dernieres citations sont tirée d'oeuvre ecclesiastique, mais non du decret de Gratien, et la seconde fait ici reference au fratricide
de Caiin sur Abel, le premier etant le pere du peuple juif . De plus, les Juifs sont couremment Banquier, et le prêt avec interet est peché: ainsi la decision de Gratien apparaît tres controversé.
Autre decision du Moine Italien: il condamne les Marchands, en ecrivant « le marchand ne peut que difficilement ou meme jamais plaire a Dieu ». Il condamne en fait ce corp de metier parce qu'il ne travaille pas de ses mains, se contentant d'acheter les produits a bon marché et de les revendre plus cher par la suite. Neanmoins, il est possible que Gratien ait amalgamé le prêt a interet (qui est peché) et l'activité de Marchander, la condamnant ainsi plus fortement qu'il ne l'aurait voulu. Autre possibilité que l'on verra plus en avant par la suite, il est possible qu'il y ai amalgame entre l'interdiction de negocier dans la vie Laique et l'interdiction de marchander pour les Clercs, que Gratien definie aussi. Toujours est il que cela aura une incidence relative sur la vie economiques au XII em siecle, jusqu'au moment ou les decretistes reviseront cette partie du decret.




B) le corp ecclesiastique

Mais le travail de Gratien ne porte pas uniquement sur le corp Civique, et il travaille aussi beaucoup sur le corp Ecclesiastique.
Ainsi, le moine Italien reforme quelque peu le rôle de l'eveque. L'eveque est le maillon entre Rome et les petites eglises de campagnes, administrant un diocese. Neanmoins, apres les dynastie Merovingienne et Carolingienne, le rôle de l'eveque avait pris une importance considerable sur la plan local, celui ci etant l'alter ego spirituel du Comte, ayant un pouvoir politique tres fort. Gratien consacre quasiment toute sa Pars II a létude de cas juridiques precis visant les eveques: cela montre un besoin de faire Jurisprudence dans ce demaine, mais cela montre aussi que les cas d 'ecoles ne manquaient visiblement pas a l'epoque.
Le moine Italien definit trois criteres pour hierarchiser les eveques: Par Magister, par Ordre et par Juridiction. De plus, il condamne tres formellement la Simonie (action d'acheter la charge ecclesiastique, dans ce cas payer pour obtenir le poste d'eveque). En effet, la charge etait devenue affaire de gros sous, et au XII eme siecle il n'etait pas rare de voir les cadets de famille noble etre eveque, tandis que son ainé etait Comte. Ce faisant, il assainit la base spirituelle de l'eglise, s'assurant de la vocation ecclesiastique de ces eveques.
Gratien travaille aussi sur le personage du clerc, qui se reconnaît par sa tonsure est l'opposé du Laic, qui n'est pas rentré dans les Ordres. Le moine Italien travaille pour le rendre plus cultivés, sachant que c'est au Clerc que revient souvent l'enseignement des enfants, et ainsi la diffusion de la culture. Pour ce faire, il leur interdit la Secularia Negotia: ils ne peuvent pratiquer la medecine, le droit Civil ou des professions commerciale. Par la meme, Gratien les specialise dans le Droit Cannonique et dans l'enseignement. Il interdit aussi au clerc le mariage, par opposition au laic (qui lui a le droit de se marier pour avoir des enfants, et d'etre riche pour etre genereux). Avec le decret de Gratien, c'est la prise d'importance du rôle du Clerc qui est donc a souligner.
Enfin, en ce qui concerne l'ensemble du clergé seculier, il interdit les benefices (un curé ou un eveque ne doit plus forcer le fidele a le remunerer pour une action, comme le bapteme ou des funerailles: cela doit etre gratuit, meme si cela reste ouvert aux dons), ceci correspondant a une forte demande (Paradoxe entre le saintes paroles et les richesses effectives de l'eglise...). Enfin, il definit la penitence du Pelerinage a Rome comme un devoir (le pelerinage a Rome etait une penitence que l'eveque pouvait donner a un fidele, mais qui restait auparavant facultative).

C)reforme du statut pontifical


Mais la ou Gratien a surement le plus marqué son epoque, c'est surement par rapport au pape, en definissant le rôle du souverain Pontifical vis-a-vis du saint empire Germanique et vis a vis du concile.
Par rapport au concile, Gratien diffuse « l'affirmation Leonine », de Leon 1er, ancien souverain Pontife. Cette affirmation, couplé a deux lettres dont la valeur fera polemique par la suite (« fausse lettre de Gregoire IV » et « texte du pseudo-isidore ») donne au pape les plenitudo protestatis:
-plena potestas
-plena auctoritas
-plenaria potestas
-plena et libera administrario.
Soit, traduit par la parole de Gratien, seul le pape peut definir les articles de foi, « La sacrosainte eglise Romaine impose son droit et son autorités aux st canons » (les canons etant des decrets pris par le concile.). Enfin, Gratien estimera que le Pape ne peut pas etre jugé par le concile, ni etre destitué par celui ci, sauf cas extreme (un pape coupable d'heresie et continuant dans celle ci malgré des avertissements).
Cependant cette position fera debat, notament car elle est contredite dans ce meme decret: « la foi est l'affaire de tous » et « ce qui interesse tout le monde doit etre approuvé par tous ». Neanmoins, quelques soit les debats, le pape restera superieur au concile pour les siecles suivants, et cela sera visible a travers les decretales, ou le pape impose sa vision d'une decision, d'un decret ou d'un texte. Mais cela sera vu plus avant par la suite.

Autre polemique impliquant le pape dont Gratien detiendra la solution: de 1159 a 1177 se deroule un duel entre la Papauté et Frederic I, empereur Germanique, concernant les pouvoirs de l'un et de l'autre. En effet en 1159, Frederic I essaye d'imposer son Pape a l'eglise Romaine. A partir de la, se definit deux groupes:
-Les dualistes considerent que l'empereur recoit ses droits directement de Dieu. Par la meme, il peut faire autorité sur le Pape.
-Les hierocratiques considerent que l'empereur recoit ses pouvoirs de l'Eglise. Par la meme, il est subordonnée a celle ci, et ne peut donc nommer de souverain Pontife. Bien que se deroulant apres la mort de Gratien, ce conflit ce reglera grace a son decret: en effet, le moine Italien definit une Papauté tres forte, grace a « L'affirmation Leonine » qui definit les plenitudo protestatis. Ainsi, dans le prolongement de la vision de Gratien, en 1177 le Pape Alexandre III obtiendra le droit de deposer l'Empereur, meme s'il n'osera pas le faire. Ainsi, le grands schisme de 1159 sera reglé grace a un decret de Gratien faisant deja autorité dans le monde des Juristes Cannonistes.






III)Continuité du decret
IV)
A) les decretistes et ajouts

En plus de ces nombreuses incidences sur le droit Civique, Le decret de Gratien est le fondement du Droit cannonique , et par la meme il fut tres longuement etudié dans les ecoles de droit.
La premiere chose, est que le decret de Gratien tel qu'il nous est parvenu n'est probablement pas le meme texte que celui que Gratien nous a legué. En effet, si la base est la meme, il semble y avoir de nombreux rajouts et modifications post-ecritures. Ces ajouts decoule du travail des decretistes de l'ecole de Bologne, ou Gratien aurait surement ecrit son manuscrit.
La plus importante de ces modifications est surement l'ajout du droit Romain au travail de Gratien. En effet le moine Italien n'aurait, selon les historien, pas melé de Digeste (code du droit Romain) dans son oeuvre, considerant que le Droit ecclesiastique prime sur tout autre forme de Droit. Il aurait donc cherché a faire un ouvrage se differentiant du Corpus Juris Civilis de Justinien.
Cependant, les decretistes de Bologne sont largement connus pour etre specialiste de ce meme code: Irnerius (Debut XIIem) ayant travaillé longuement sur ce document, et marqué l'ecole de sa personnalité. A partir de la, les decretistes Bolonnais ont largement reécris l'oeuvre, y integrant ce qu'ils connaissaient le mieux. De plus, l'antiquité pendant le moyen age semblait etre un idéal a atteindre: y integrer du Code Romain permettait a l'oeuvre de gagner en legitimité, a la maniere d'un argument d'autorité: puisque l'oeuvre s'inspire du Droit Antique, alors elle y gagne en valeur.
Cet ajout n'est pas insignifiant: le fait que le decret de Gratien soit un traité de Droit Romano-Cannonique explique que le decret ait eté appliqué au corp civique. S'il avait eté simplement Cannonique (comme la version de base de Gratien), il se serait simplement appliqué au monde ecclesiastique. Ainsi le decret de Gratien, grace aux ajouts de Bologne, devient Droit Civil.
Entre autres rajout, l'on peut aussi remarquer que ce qui concerne:
-Rescripta
-delegation de l'autorité
-procedure Judiciaire
-l'effet de sentence en appel
-Les benefices
-la procedure Criminelle
-Le mariage
N'etait pas dans le decret de Gratien, et sont des ajouts (Palae) de Decretistes. L'on remarquera que la plupart de ces ajouts (hors les benefices) concerne le corp Civique. Ainsi le Decret de Gratien, d'abord Cannonique, a ensuite eté orienté vers le Droit Civil.
Pour finir, il faut aussi faire remarquer que la troisieme partie est considéré par beaucoup de Medieviste comme un rajout, mais cela reste au conditionnel.
Les decretistes, souvent eleve de l'ecole de Bologne, avaient pour rôle d'ajouter (comme vu precedemment) des Palae au Decret, mais aussi d'analyser et d'expliciter l'oeuvre de Maitre Gratien. C'est ainsi que Huggocio, grand decretiste, a trouvé le paradoxe entre le fait que le pape est superieur au concile (« La sacrosainte eglise Romaine impose sont droit et son autorité aux st Canons ») et le fait que les decisions se doivent d'etre collegiale (« ce qui interesse tout le monde doit etre approuvé par tous »). C'est en fait le grand debat du Droit cannonique au XII et XIII siecle, qui se concluera comme nous l'avons vu: les decretistes considereront que le Pape est, tout de meme, superieur au Concile. C'est donc souligner l'importance de ces decretistes que de dire qu'ils peuvent prendre de telle decision, a travers l'analyse de l'oeuvre Gratienne.
Huggocio a beaucoup oeuvré pour assouplir le decret, le faisant evoluer, nottemment sur le commerce (c'est le decretistes qui ont consideré que la condamnation des marchands etait un amalgame avec la condamnation du pret a interet, et donc que le metier de marchant etait tout ce qu'il y a de plus honorable).


B) la fortune du decret.


Cela montre l'importance -considerable- que pris le traité tres vite, puisque sur une simple oeuvre d'un moine benedictin (meme si celui ci fut visiblement relativement important a l'epoque), une ecole complete tournant l'ensemble de son effectif sur celui ci.
En fait le Decret est le vrai point de depart de l'etude du Droit Cannonique. A partir de sa parution, il s'impose quasiment immediatement dans les plus grandes ecoles de droits de l'epoque: Bologne bien sur, mais aussi Montpellier et Paris. 1140 peut en fait etre consideré comme les debuts du Droit au moyen age: en fait entre sa parution et la mort d'alexandre III (1181), environ 1000 decretales sont parut, ce qui montre la prise d'importance du Droit Cannonique: c'est devenue une activité a plein temp, pour le pape, que de legiferer.
Autre symbole de l'importance du Decret, le Concile de Latran IV, surement l'un des plus important de l'Eglise, fait ouvertement reference au texte de Gratien: cela montre la legitimité qu'a deja pris ce texte moins de 100 ans apres son ecriture, il fait deja office d'argument lors de prise de decision importante (En fait, il sert d'argument pour declarer la guerre aux Albigeois). Le decret, ecrit en 1140, fut utilisé vers 1180 dans l'argumentation des sentences prononcés, et en 1215 il fait valeur d'argument lors de Latran IV: c'est l'indice d'une grande popularité du texte, qui repondait a une demande sous-jacentes de l'eglise, qui manquait alors de regles ecrites propre a etre utilisé sans etre discuté: chaque regle ayant son contraire, il etait difficile de faire foi lors d'une discussion: en faisant concorder l'ensemble des regles, Gratien permet a l'eglise d'utiliser des regles claire et non -contrable, faisant foi dans chaque situation.

Neanmoins, meme si le Decret devient tres vite populaire, il est assez rapidement depassé par un autre type d'ouvrage de droit Cannonique: Les decretales.
Une Decretale est une lettre ecrite par le pape, tranchant une situation donnée suite a une consultation: c'est en fait l'equivalent du decret de Gratien (qui fait « concorder les Canons discordant ») sur une situation bien donnée et precise.
Le fait que le Decret soit, a partir du XIII em siecle, depassé par les decretales pontificales, est pourtant engendré par lui meme. En effet, pour qu'une decretale soit legitime, forte, obéie, il faut forcement que le pape ait un pouvoir relativement fort. En decrivant dans son decret un Pape puissant, superieur au concile et veritable leader de l'Eglise Catholique, Gratien ouvre la porte a des decretales forte, tellement forte qu'elle finiront par remplacer, plus ou moins, le Decret.
Plus ou moins, cependant. En effet les decretales ne peuvent etre que temporaire (de la durée du pontificat correspondant), tandis que le Decret est intemporel, solide. Il est impossible donc de remplacer le decret dans l'etude du Droit Cannonique a Paris, Bologne ou Montpellier. Par la meme, le decret servira toujours de references, et evoluera avec son temp.
Ainsi, au millieu du XIIIem siecle s'y ajouteront les decretales de Gregoire IX et enfin les extravagantes de Jean XXII au XVIem siecle. A partir de ce moment la, le Decret de Gratien n'existera plus en tant que tel, mais restera a la base du Corpus Iuri cannonica, qui durera jusqu'en 1917



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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 13:34

irak baasiste

En Irak, le parti Baath se forme à la fin des années 1940 dans la clandestinité sous le régime du probritannique Noury Saïd.

Les premiers dirigeants du Baath irakien sont Sami Chaouket, Taha al-Rachid, Jafar Kassem al-Hammoudi, Fouad al-Rikabi et Fakhri Kadoumi. Ils seront rejoints par un officier charismatique, Ahmed Hassan al-Bakr.

Le parti prend la tête des manifestations contre le Pacte de Bagdad, et joue un rôle déterminant dans la révolution du 14 juillet 1958. Noury Saïd est chassé du pouvoir, et le procommuniste Kassem accède à la présidence est réprime durement les baasistes.

Un vaste réseau secret est alors constitué, ils arrivent à prendre le pouvoir après la révolution panarabe de février 1963. Mais ils sont rapidement écartés par le nassérien Aref.

Une large amertume et un découragement général touche le Baath. Deux hommes, Hassen al Bakr et Saddam Hussein reconstituent alors le parti.

Le parti est dirigé par un Commandement national (al kinda al qaoumiy'ah) qui est interarabe. Le Commandement est administré par Michel Aflaq et est composé de quinze membres. Un Commandement régional (al kinda al katriy'ah) est implanté dans chaque pays, en Syrie (un Baath opposé au régime d'Hafez el-Assad), au Liban, en Jordanie, dans les deux Yémen, en Tunisie, en Algérie, en Arabie saoudite, Bahreïn et l'émirat du Koweït. La plupart de ces sections agissent clandestinement. Le Baath possède également une branche palestinienne membre de l'OLP, le Front de libération arabe.

Le parti est organisé hiérarchiquement, à la base il y a la cellule (al halaka) qui comprend six militants environs, il y a ensuite le groupe (al firka) qui rassemble de trois à sept cellules, puis il y a la section (al chou'ba) qui est constitué de deux à cinq groupes. Et il y a enfin, au sommet, la branche (al fari) qui est formé d'au moins deux sections.

Cette répartition permet une présence très active dans le pays, aussi bien dans la rue que dans les usines et syndicat. Elle favorise le secret, les militants des différentes cellules ne se connaissent pas entre eux, ce qui favorise grandement la sécurité de l'organisation.

Les seuls membres qui peuvent accéder aux postes de responsabilité du parti, sont les membres ayant fait leur preuve.

Le parti crée rapidement une milice (1963), la garde nationale, une milice autonome, intégrée à l'armée en 1968, elle deviendra par la suite la garde républicaine.

Le parti se constitue essentiellement de sunnites issus de Tikrit, la ville d'origine de Saddam Hussein. Les sunnites représentent une minorité religieuse en Irak (25%), ainsi comme en Syrie, le Baath irakien s'appuie sur une partie de la communauté nationale pour gouverner.

Le Baath accède au pouvoir le 17 juillet 1968. Pour les baasistes, la priorité est la modernisation de l'Irak, un vaste plan de développement économique, social, industriel et technologique est lancé. Il réaffirme par ailleurs la place de l'Irak dans le monde arabe et de faire de l'Irak une sorte de Prusse unificatrice de tous les arabes.

Sur le plan intérieur, l'Irak est gouvernée par un parti unique, le Baath qui est comme en Syrie, dirigé par des militaires. Il existe dans le pays quelques partis politiques tolérés mais qui ne doivent pas critiquer le gouvernement, et qui est interdit dans certaine professions, en particulier dans l'éducation et dans l'armée.

Sous Saddam, les syndicats sont sous le contrôle de l'État, la police politique musèle l'opposition, et certains opposants sont tués sans procès.

À partir de 1972, jusqu'en 1978, Bagdad crée un Front national progressiste, qui regroupe des partis communistes et le parti démocrate kurde.

En 1978, l'Irak organise le sommet des chefs d'États de la ligue arabe, qui condamne la signature des accords de Camp David par le président égyptien, Anouar el-Sadate. Les ministres de la ligue arabe se réunissent en 1979 à Bagdad pour décider des sanctions diplomatiques et économiques à infliger à l'Égypte. L'Irak, contrairement à ses voisins arabes, demande à ce que les sanctions économiques ne touchent pas le peuple égyptien, et présentent surtout un aspect symbolique.

La même année, l'Irak intervient avec succès dans la guerre qui fait rage entre les deux Yémen, et intervient au Liban pour rétablir la paix.

En 1980, une Assemblée nationale est élue, mais selon une loi électorale, 75% des candidats doivent obligatoirement être baasistes.

Le 8 février 1980 Saddam Hussein devenu entre temps président de la république irakienne affirme,

« Les Arabes doivent relever le double défi de l'unité et de la modernité. Ce défi, ils doivent le relever d'une façon réaliste et cesser de rêver. Le fait accompli de la division de notre nation arabe n'est pas satisfaisant, mais il existe et nous devons bien en tenir compte. Bien sûr, l'objectif suprême, historique, est de voir un jour la réunification de tous les Arabes sous un même drapeau. C'est l'idéal à atteindre, celui qui doit conduire nos efforts. Mais pour lui donner une chance d'être réalisé, nous devons créer les conditions d'une meilleure coopération, d'une part, et nous renforcer sur la scène internationale, d'autre part. Nous devons bannir les mauvais coups entre nous, renforcer nos capacités communes, réfléchir sur les conditions d'un marché commun dynamique et d'une meilleure répartition des richesses. C'est par la solidarité et le développement que nous créerons les conditions de l'unité[19]. »

Il propose une sorte de traité de Rome, une démarche qui consiste à réunifier le monde arabe via le fédéralisme. Ce projet interpelle de nombreux dirigeants de pays arabes, quatorze d'entre eux apportent leurs soutien à ce projet, jamais l'unité n'avait réalisé un tel consensus à ce niveau.

Saddam Hussein est alors convaincu que les facteurs qui conduisent les nations européennes à renforcer leurs liens sont beaucoup moins importants que les liens existants entre les arabes sur le plan de la langue, de la culture, de l'histoire...

L'objectif est de créer un bloc arabe si soudé, que le monde ne pourrait plus l'ignorer.

Sur le plan intérieur, le Baath continue son expansion, l'idéologie civique nationaliste est établie dans tout l'Irak, dans les écoles, les universités, les arts, la fonction publique, la presse, les mosquées, et les syndicats.

Le nationalisme arabe devient de plus en plus important chaque jour, même les chefs d'État les plus traditionnellement sceptiques face au nationalisme arabe décident de faire un pas vers l'unité. Habib Bourguiba par exemple accepte l'installation de la Ligue arabe à Tunis, le roi du Maroc, Hassan II, devient président du Comité Al-Quds qui est chargé de traiter les questions de Jérusalem.

Entre 1979 et 1980 l'Irak baasiste a pratiquement obtenu ce qu'elle voulait, elle est devenue le chef de file du monde arabe, elle est en train de prendre la tête du mouvement des non-alignés, et est devenu proche de nombreux États occidentaux, dont la France. Le développement de l'Irak a par ailleurs été incontestable. Car quand le Baath arrive au pouvoir, un vaste plan de modernisation est mis en ½uvre par le gouvernement. L'Irak s'industrialise rapidement et devient l'un des pays arabes où le niveau de vie est le plus élevé, avec comme résultat l'émergence d'une véritable classe moyenne.

Le gouvernement irakien lance la « Campagne nationale pour l'éradication de l'illettrisme » un plan ambitieux visant à lutter l'analphabétisme.

L'école devient gratuite, obligatoire et séculière pour les garçons et les filles. L'Unicef reconnaît que l'Irak a pratiquement éradiqué l'illettrisme et aura poussé la scolarisation des irakiens à un niveau encore inédit au Moyen-Orient. En 1985, l'Unesco remet un trophée à l'Irak pour l'effort d'alphabétisation dont avait fait preuve le gouvernement à l'égard des filles. Par ailleurs, l'enseignement supérieur s'est considérablement développé entrainant la naissance d'une élite intellectuelle et scientifique irakienne. La presse, l'édition et le monde du spectacle se sont considérablement développés[20].

« Le système éducatif en Irak avant 1991 était l'un des plus performants dans la région, avec un taux brut de scolarisation proche de 100% dans l'enseignement primaire et un niveau élevé d'alphabétisation pour les deux sexes. L'enseignement supérieur était de qualité, particulièrement dans les établissements d'enseignement scientifique et technologique, et le corps enseignant compétent et motivé[21]. »

Le système de santé irakien devient l'un des plus modernes et efficace de tout le monde arabe; les services publics ne sont pas en reste, car le recrutement se fait dorénavant sur le mérite.

L'Irak dépendant grandement du pétrole, Saddam tenta de diversifier l'économie en menant un plan d'industrialisation. L'Irak devient donc le premier État arabe à avoir utilisé sa rente pétrolière pour procéder à son industrialisation. Il entreprend la construction de routes, de grands axes autoroutiers et des bâtiments ainsi que le développement d'industries. Il lance une révolution énergétique, amenant l'électrification de presque toutes les villes d'Irak (même les villes se situant dans les campagnes ou difficile d'accès).

Avant les années 1970, l'Irak était un pays largement rural ; suite aux différentes réformes, l'urbanisation s'étend. Saddam redistribue les terres aux paysans, qui étaient auparavant dans les mains d'une minorité de personnes. Il lance une réforme agraire devant permettre aux fermiers de maximiser le profit de leur exploitation. L'agriculture est donc mécanisée, et les paysans ne sachant pas utiliser les nouvelles machines sont formés par le gouvernement. Cette réforme avait également comme but de mettre fin au féodalisme.

En 1980, l'Irak était le seul pays arabe en passe d'atteindre l'autosuffisance alimentaire.

En 1979 la révolution islamique à lieu en Iran, en mars 1980 l'ayatollah Khomeini préconise un soulèvement des irakiens chiites. Ces appels se répètent, et l'Iran revendique par la suite le sud de l'Irak, Bahreïn, le territoire du Koweït et le nord-est de l'Arabie saoudite. La guerre Iran-Irak éclate le 22 septembre 1980, Saddam Hussein propose le 28 septembre des pourparlers avec l'Iran sur la base des résolutions des Nations-Unies, mais l'Iran refuse. L'Iran reçoit l'aide de nombreux pays occidentaux, dont Israël par lequel le général Sharon annonce à Paris que son pays fournirait des armes et des conseillers militaires à la république islamique, et par les États-Unis qui mettent sur pied en 1984 un plan de livraison d'armes à l'Iran (Irangate).

De son côté la France réaffirme son soutien à l'Irak par la voix du ministre des affaires étrangères de François Mitterrand, Claude Cheysson,

« La révolution iranienne est particulièrement inquiétante : toute la région du Proche-Orient peut être entraînée dans une destabilisation conduite par le régime de Khomeiny et un conflit généralisé. Face à l'expansionnisme fanatique de l'Iran qui vise à s'étendre dans le monde musulman, la France soutient l'Irak. Elle soutient du même coup toute la nation arabe qui est menacée par la déferlante de l'intégrisme[22]. »

Le monde arabe de son côté choisit massivement l'Irak à l'exception du régime de Damas, de quelque milice chiites libanaises et dans une moindre mesure par l'Algérie. Les chiites irakiens dans leur grande majorité ne suivent pas l'Iran, et choisissent l'Irak.

Les Frères musulmans quant à eux soutiennent l'Irak, en particulier les frères musulmans syriens qui en 1984, affirment par la voix d'Adnan Saadeddine que,

« Les frères musulmans de Syrie sont solidaires du nationalisme arabe. Ils sont résolument du côté du peuple irakien frère. Nos conceptions sont à l'opposé de ce qui se réalise en Iran ou le pouvoir est une sinistre caricature de la religion musulmane[23]. »

La guerre Iran-Irak prend fin le 18 juillet 1988, l'Irak considère la fin de cette guerre comme une victoire.

Cependant, l'Irak se retrouve face à une dette colossale, et le seul moyen pour elle de rembourser cette dette est de faire augmenter les prix du brut et d'investir des milliards de dollars dans le pays afin de relancer l'économie nationale. Saddam Hussein propose également que l'augmentation du prix du brut, soit, en partie, consacrée à aider les États arabes les plus pauvres par l'intermédiaire d'un fonds de répartition. Cette proposition est saluée par les citoyens des pays arabes, mais elle est immédiatement rejetée par les émirs du Golfe.

Saddam comptait sur les monarchies du Golfe qu'il estimait avoir protégé l'Iran pour rembourser ses dettes. En juillet 1990, il accuse publiquement certains dirigeants du Golfe de nuire à l'Irak en faisant baisser volontairement le prix du brut. Le 2 août 1990, l'Irak envahit le Koweït en quelques heures. Face à cette crise, le monde arabe est divisé, le conseil ministériel de la Ligue arabe condamne l'invasion du Koweït, mais quatre membres de la ligue ont voté contre cette condamnation. Fort du soutien des Nations unies, les États-Unis se lancent, avec une coalition internationale, dans une guerre contre l'Irak. Après la défaite irakienne, les forces nationalistes arabes sont affaiblies; l'Irak ne jouera plus aucun rôle nationaliste jusqu'à aujourd'hui.

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# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:15

bassisme

Michel Aflaq et le parti Baath [modifier]

Michel Aflaq. Source : [http://www.syrianhistory.com SyrianhistoryArticle détaillé : Michel Aflaq.
Article détaillé : Parti Baath.
Michel Aflaq est un chrétien syrien né à Damas en 1912. Son père déjà était nationaliste, il a adhéré au Bloc national dès sa fondation. En 1928, Aflaq entame ses études à Paris, à la Sorbonne, ce qui l'intéresse ce sont les grands courants d'idée du XIXe et du XXe siècle. Il s'intéresse tout particulièrement à Proudhon, Marx, Lénine, Nietzsche, Georges Sorel, Maurras, Bergson.

Dans un entretien avec Charles Saint-Prot il explique qu'avant de venir en France il n'était qu'un nationaliste de sentiment, et c'est en entamant ses études à Paris qu'il comprend que le nationalisme arabe doit dépasser le cadre sentimental pour reposer sur des bases solides, et envisager tous les champs : la politique, l'économie, la culture et les problèmes sociaux[14].

Il fait la connaissance à Paris d'un musulman sunnite, qui est lui aussi nationaliste, Salah al-Din al-Bitar. Il fonde avec lui l'Union des étudiants arabes en France. En 1932, Aflaq fait son retour en Syrie ou il devient professeur d'histoire au lycée de Damas.

Aflaq porte un grand intérêt aux idéologues européens, mais contrairement à d'autres idéologues arabes il refuse de transposer le modèle nationaliste européen dans le monde arabe. Pour lui, la politique est une science qui s'applique à un corps social bien précis. Selon lui, chaque nation doit trouver sa propre voie idéologique et son propre modèle politique et social.

Il exclut catégoriquement le communisme, le fondamentalisme religieux et les divers courants sous-nationalistes, il essaye de donner au nationalisme arabe une consistance doctrinale et pratique.

En 1935, il explique dans l'hebdomadaire At Taliya (l'avant garde),

« Nous ne demandons pas l'indépendance pour nous isoler des autres peuples, ni pour élever un mur entre la civilisation moderne et nous. Nous ne demandons pas la liberté pour vivre dans le chaos comme des nomades ou pour revenir à l'obscurantisme. Nous demandons l'indépendance et la liberté parce que c'est juste, que c'est notre droit et que c'est le moyen qui nous permettra d'épanouir nos talents et notre créativité afin que s'installe sur cette terre qui est la nôtre l'humanisme intégral. Nous demandons l'indépendance pour nous donner la possibilité d'être présents dans l'Histoire et apporter notre contribution. »

Il lie la cause indépendantiste des pays arabes à une perspective civilisationnelle. Il explique que la restauration de la souveraineté arabe est indissociable de la restauration de la dignité de l'homme arabe.

Il affirme que les arabes forment un seul peuple, une seule nation qui se caractérise principalement par la langue, par la culture et par une histoire commune.


Logo du parti BaathDès 1936, Aflaq et Bitar constatent, lors de la victoire remportée en France par le Front populaire, que leurs amis communistes se font beaucoup plus modérés, obéissant en cela aux consignes venues de Moscou. Il affirme alors:

« Nous n'avons que faire du mythe de l'Internationale prolétarienne et nous ne voulons pas passer d'une domination à une autre. Nous sommes des nationalistes arabes et nous ne pouvons que constater une divergence fondamentale pour ce qui concerne nos objectifs stratégiques essentiels avec ceux des marxistes. Nous plaçons la question nationale au centre de nos priorités, eux ne prennent en compte que les mots d'ordre et les directives émanant de leur capitale politique : Moscou. »

Il fonde en 1939 avec son ami Bitar un petit groupe de réflexion politique, la Renaissance arabe (al ihya al arabi). Zaki al Arzouzi et sa Ligue d'action nationaliste cherche le soutien actif de ce groupe contre l'annexion d'Alexandrette par la Turquie, mais c'est sans succès. Les alaouites se sentent alors trahis par le gouvernement de Damas, mais aussi contre les nationalistes arabes de Michel Aflaq.

Néanmoins le groupe prend peu à peu de l'ampleur, ils soutiennent par ailleurs la révolution irakienne menée par Rachid Ali al Gaylani et par des officiers nationalistes du Carré d'or. Le groupe d'Aflaq se mobilise, rassemble des volontaires, des fonds, des armes et des médicaments. Arzouzi condamne très clairement Aflaq pour le soutien qu'il apporte à ce coup d'État en dénonçant un opportunisme droitier.

En 1941, après l'échec du coup d'État en Irak, les nationalistes arabes créent l'embryon d'un parti autour d'un comité exécutif réunissant Michel Aflaq, Salah al-Din al-Bitar, Madhat al Bitar et Djamil as Sayid.

C'est à cette époque que le nom de Baath (résurrection) est officiellement choisi.

Après la déclaration du président américain Theodore Roosevelt sur l'immigration juive en Palestine, le Baath arrive à canaliser l'indignation et la colère qui touche le monde arabe.

Le Baath dénonce par ailleurs la création en 1945 de la Ligue arabe, qu'ils voient comme un complot anglo-saxon pour perpétuer le morcellement du monde arabe.

Le parti est alors dissous par Choukri al Kouatli. Mais les membres du Baath poursuivent leurs activités politiques clandestinement. Et après la Seconde Guerre mondiale ils organisent une révolte à Damas contre les forces françaises, une révolte réprimée par des bombardements le 29 et le 30 mai.

À la fin du mandat français sur la Syrie, le Baath devient un véritable parti politique. Le gouvernement lui donne l'autorisation de reformer son comité exécutif et de créer un journal.

Le premier numéro du quotidien Al Baas sort le 3 juillet 1946, le journal porte le slogan "Unité", "Liberté", "Socialisme", (Wihda, Hurriyah, Ishtirrakiyah). Le journal porte la devise inventée par Arzouzi, s'inspirant du philosophe allemand Fichte, "Nation arabe une, porteuse d'une mission éternelle". Après l'indépendance de la Syrie, dans un éditorial spécial Aflaq proclame le combat pour l'unité arabe, « Il faut maintenant créer les conditions de la grande révolution arabe du vingtième siècle qui permettra aux arabes de réintégrer l'histoire. »

Il proclame officiellement le nom du nouveau Baath, (Hizb al ba'ath al arabi). Le congrès fondateur a lieu du 4 au 7 avril 1947, en l'absence d'Arzouzi, cependant des hommes qu'il a formés réussissent à imposer une orientation socialiste au programme du parti. Michel Aflaq y prononce le discours d'ouverture,

« Notre objectif est clair et il ne souffre aucune ambiguïté : une seule nation arabe, de l'Atlantique au Golfe. Les arabes forment une seule nation ayant le droit imprescriptible de vivre dans un État libre. Les moyens de la résurrection sont les suivants : l'unité, la liberté, le socialisme. »

La Charte du parti précise dans son article numéro 7,

« La patrie des Arabes est le territoire qu'habite la nation arabe et qui se situe entre les montagnes du Taurus et de Bastakwey, le golfe de Basra, la mer d'Arabie, les montagnes d'Éthiopie, le Sahara, l'Atlantique et la Méditerranée. »


Drapeau du parti BaathLa charte du parti est adoptée le 7 avril 1947, et Michel Aflaq devient le secrétaire général du parti.

L'un de ses tous premiers engagements en tant que secrétaire général du Baath a été de s'engager sur le front de la Palestine lors de la guerre israélo-arabe de 1948.

Mais l'organisation du parti favorise les divergences, il existe des branches du parti en Syrie, en Jordanie, en Irak, au Liban, en Arabie Saoudite, au Yémen, puis en Libye et en Tunisie. Le Baath est alors dirigé par une direction nationale panarabe dirigé par Michel Aflaq et ses amis depuis la Syrie. Les branches locales de chaque pays soutiennent les intérêts des États, contrariant ainsi les décisions de la direction panarabe.

Le parti change de nom en 1953 après une fusion avec le parti socialiste arabe d'Akram Hourani, le Baath devient le Parti de la résurrection arabe et socialiste (Hizb al ba'ath al arabi al ishtiraki).

En 1954, le parti compte environ deux mille cinq cents membres. La fusion avec le parti socialiste d'Akram Hourani permet au parti d'entrer en 1954 dans le gouvernement syrien, les idées du Baath commencent peu à peu à imprégner l'esprit des arabes pas seulement en Syrie mais dans la plupart des pays arabes.

L'idéologie du parti est la résurrection arabe, considérée comme une rupture et un bouleversement. Elle est développée à travers plusieurs textes, dont les textes philosophiques d'Arzouzi, les discours, les textes de conférences et entretiens, des essais et des articles et des textes programmatiques du parti comme la Constitution du parti de 1947.

Par ailleurs l'un des objectifs du parti a été de façonner une élite qui préparerait les conditions d'un bouleversement profond (inquilâb).

Pour Aflaq, le nationaliste arabe se convertit à la nation arabe par un bouleversement du c½ur. C'est pour lui un véritable acte de foi.

Le parti à trois principes forces, l'unité la liberté et le socialisme, le thème de la liberté fait référence à la colonisation, mais aussi au sous-développement, à l'ignorance, au tribalisme féodal et à la politique mené par certains régimes arabes. Pour le socialisme il estime que la misère, l'analphabétisme, le sous-développement et l'exploitation doivent être vaincus.

Selon lui le peuple doit être réintégré dans la vie nationale pour qu'il fasse de l'unité son affaire, pour qu'il soit arrimé à la communauté nationale.

Les idéologues baasistes voient avant tout la nation arabe comme une réalité culturelle. La culture c'est pour eux, l'ensemble de l'héritage culturel arabe, c'est-à-dire la langue et l'histoire. Pour Arzouzi, la culture arabe est la culture humaine primordiale grâce à sa langue. Pour lui, la nation se définit avant tout par la culture. La nation arabe est ainsi une terre habitée par des hommes se reconnaissant liés par la langue et l'histoire arabes.

L'article 10 de la Constitution du parti précise, « Est arabe quiconque dont la langue est l'arabe et vit sur le sol arabe ou aspire à y vivre, et est convaincu de son appartenance à la nation arabe ».

Le socialisme arabe de Michel Aflaq rejette les conceptions libérales, capitaliste et marxiste. Le socialisme baasiste privilégie l'homme au système, il explique :

« La philosophie marxiste est matérialiste et totalisante, donc totalitaire. Elle ne considère que la collectivité en oubliant la personne humaine. Elle entend se plaquer n'importe où et n'importe comment. Mais le socialisme ne doit pas écraser l'individu. Il doit, au contraire, être à son service. »

Pour les minorités, le Baath préconise de les intégrer, pour Aflaq, le socialisme arabe réglera les divisions communautaires, chez les chrétiens du Moyen et du Proche-Orient comme chez les Kurdes d'Irak ou les Berbères d'Afrique du Nord.


Islam [modifier]
Contrairement au kémalisme qui considère l'islam comme une religion étrangère à l'identité turque, le nationalisme du Baath estime au contraire que le nationalisme arabe doit prendre en compte l'islam comme une composante essentielle de la civilisation arabe. De manière générale, le Baath magnifie l'islam. Michel Aflaq qui avait lui-même étudié le Coran, les hadiths et la vie de Mahomet, prophète de l'islam, revendiquait l'héritage de ce dernier et expliquait que pour les arabes, l'islam est l'expression de leur personnalité. L'islam est une religion révélée en terre arabe, à un prophète arabe en langue arabe, c'est donc une partie fondamentale du patrimoine commun de l'identité arabe.

En 1940, il explique « Arabisme et islam ne sont pas antagonistes et ils ne peuvent pas l'être puisqu'ils sont tous deux de même nature. »

En 1943, lors de l'anniversaire de la naissance de Mahomet il organise une « commémoration du Prophète arabe » ou il affirme « L'arabisme est le corps dont l'âme est l'islam. » Aflaq pense que le nationalisme arabe doit intégrer l'islam dans un projet national progressiste. Dans son discours À la mémoire du prophète arabe il explique,

« L'islam a été la pulsion vitale qui a révélé aux arabes les potentialités et les forces latentes qui résidaient en eux. Il les a projetés sur la scène de l'Histoire. L'islam est la meilleure expression du désir d'éternité et d'universalité de la nation arabe. Il est arabe dans sa réalité et universel dans ses idéaux. »

Pour lui, l'expérience prophétique est propre aux arabes puisque tous les prophètes furent d'après lui arabes.

Il affirme également, « Un jour viendra où les nationalistes arabes seront les seuls à défendre les vraies valeurs de l'islam. »

C'est ainsi qu'Aflaq invitait les arabes chrétiens à s'ouvrir à l'islam en tant qu'élément de leur héritage national et culturel. Il invitait les chrétiens à « s'attacher à l'islam comme à l'élément le plus précieux de leur arabité. » Aflaq appelle les arabes à renouveler l'expérience prophétique et militaire des origines de l'islam. Il s'agissait pour lui de retrouver le même élan de ferveur qui a conduit les arabes à conquérir tout le Moyen-Orient à la mort de Mahomet. Il prétend instaurer un système politique laïc de la société et des lois au nom de l'islam à sa source.

En revanche, pour Aflaq, l'État ne doit pas être religieux, l'État doit être indépendant de la religion, ce qui n'exclut pas un État correspondant à l'éthique musulmane. Car en effet, le laïcisme prôné par le Baath, est un laïcisme fortement imprégné de l'islam. Les dirigeants du Baath condamnaient catégoriquement l'athéisme,

« Sans nous, disait Michel Aflaq, et sans notre mouvement, la société arabe serait menacée de se voir défigurée par l'athéisme. Grâce à notre résistance contre la réaction religieuse, sans compromis et sans relâche, grâce à notre position ferme et courageuse face à cette réaction, nous sauvons la société arabe de la mutilation que serait pour elle l'athéisme. »

Le Baath aura influé de façon considérable la vie politique nationale à la fois au Machrek et au Maghreb.


Nasser, le renouveau nationaliste [modifier]

Gamal Abdel Nasser et KhrouchtchevArticle détaillé : Gamal Abdel Nasser.
Nasser est né en 1918 à Alexandrie. Ce fils de fonctionnaire des postes entre en 1937 à l'académie militaire. Il crée avant la Seconde Guerre mondiale l'association clandestine des Officiers libres, qui se donne comme principale mission de chasser les Britanniques d'Égypte.

En 1948 éclate la première guerre israélo-arabe, ou Nasser se distingue à la tête de son unité. Encerclé à Falloujah, il parvient à réaliser une percée et à ramener tous ses hommes, mais il sera blessé durant la bataille par un tireur embusqué.

En Égypte, le roi Farouk et le parti Wafd se sont considérablement déconsidérés vis-à-vis du peuple égyptien par leur collaboration avec les forces britanniques et par la défaite de la guerre de Palestine. Pour retrouver un semblant de popularité le roi Farouk - descendant de Mehemet Ali - se proclame roi d'Égypte et du Soudan, mais rien ne change, il reste toujours aussi impopulaire. Quant aux Frères musulmans leurs popularités ne cessent de grandir.

Pour faire face à la crise, le roi fait appel à l'armée, qui se rendra compte plus tard de sa force.

C'est dans ce contexte particulièrement trouble que des officiers faisant partie d'une association secrète, le Mouvement des officiers libres renverse la monarchie égyptienne le 23 juillet 1952 et proclame la république en juin 1953.

C'est le général Néguib qu'on dit proche des Frères musulmans qui prend la présidence, mais le véritable homme fort du régime est en réalité Nasser qui est vice-président et ministre de l'Intérieur.

Nasser commence à s'opposer au général Néguib en 1954, Néguib qui devait seulement servir de faire-valoir à Nasser commence à prendre son rôle de chef d'État très au sérieux.

La même année Nasser prononce la dissolution des Frères musulmans, Néguib décide donc de démissionner de son poste, mais il est rappelé au pouvoir par la rue et par une partie de l'armée. En avril Nasser est nommé président du conseil, ce qui lui permet d'entamer des négociations avec les Britanniques en vue de l'évacuation de leurs bases et de la zone du canal. Les négociations sont un succès, et le 19 octobre 1954 un traité est signé avec Londres, prévoyant le départ de tous les militaires britanniques avant juin 1956. Le traité est assorti d'une clause de renonciation au Soudan anglo-égyptien. Nasser est à la fois chef du Conseil de la révolution, Premier ministre et chef des forces armées.

Les Frères musulmans dénoncent ce traité qu'ils jugent inacceptable, et le 26 octobre ils tentent d'assassiner Nasser. La réaction des autorités égyptiennes est alors immédiate, toutes les activités de la confrérie sont interdites, et des centaines de frères, ainsi que des communistes sont mis sous arrêts.

Par ailleurs, Nasser accuse Néguib de faire partie des Frères musulmans, ce qui permet à Nasser de destituer Néguib et de devenir président.

Il participe à la conférence de Bandung du 17 au 25 avril 1955. Et la même année se crée le mouvement des non-alignés, qui donne une stature internationale à Nasser. L'Égypte se place alors à la tête d'un front opposé à celui du pacte de Bagdad, de la Turquie au Pakistan, favorable aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Par ailleurs, il profite de l'impopularité grandissante de Noury Saïd en Irak, de la colère générale suscitée par la signature du pacte de Bagdad - qui était une sorte de prolongement de l'OTAN au Moyen-Orient - pour devenir le chef de file des nationalistes arabes, et le chef de file du monde arabe. C'est le premier dirigeant à se prononcer pour l'indépendance de l'Algérie, il exige le départ des Britanniques d'Aden et affirme qu'Israël doit disparaître. En 1955, il reçoit une importante aide militaire des pays soviétiques, ce qui permet à l'Égypte de devenir un peu plus puissante militairement.

Le 16 janvier 1956 les Égyptiens approuvent la nouvelle constitution égyptienne et l'élection de Nasser - qui était le seul candidat - comme président de la république à plus de 99% des voix.

Le 26 juillet 1956, il nationalise le canal de Suez pour financer le barrage d'Assouan à la suite du refus des occidentaux de lui fournir une aide financière pour réaliser le projet.

Les Français, les Britanniques et les Israéliens décident de se débarrasser de Nasser, à la suite d'un accord secret entre les trois partis, les forces israéliennes envahissent l'Égypte le 29 octobre 1956, c'est la crise du canal de Suez. Mais les États-Unis et surtout l'Union soviétique exigent le retrait immédiat des forces françaises, israéliennes et britanniques d'Égypte. C'est une défaite militaire pour Nasser mais une formidable victoire politique. Nasser devient à la suite de cette guerre un héros pour le monde arabe, mais aussi pour les pays du tiers-monde.

Dans son livre Philosophie de la révolution écrit en 1953 sous la forme d'un entretien, il explique que la nation arabe doit être unifiée sous la direction d'un seul État qui a pour mission de l'engager dans la voie de la révolution sociale. Les objectifs prioritaires sont donc,

« La liberté, le socialisme et l'unité :

Par liberté, on entend celle de la patrie et du citoyen.
Le socialisme est un moyen et une fin, c'est la prospérité et la justice.
La voie vers l'unité consiste à mobiliser les masses populaires pour ramener à l'ordre naturel des choses une même et unique nation arabe[15]. »
Nasser reprends les trois principaux slogans dans le désordre du parti Baath. Il devient le héros du nationalisme arabe, la personne qui va ancrer cette idée dans la tête des arabes de l'Atlantique au Golfe. Sa popularité ne cesse d'augmenter, en particulier lorsqu'il proclame au cours d'un discours « relève la tête mon frère car les jours d'humiliation sont terminés. » Mais toutes les actions de Nasser – nationalisation du canal de Suez, construction du grand barrage d'Assouan, les réformes sociales et agraire et ses coups d'éclats sur la scène internationale – sont répercutés par une action de propagande d'envergure, notamment grâce à la radio La voix des Arabes. Nasser tente de prendre le contrôle de la Ligue arabe, pour y imposer ses vues, il tentera également d'unifier les pays de la Ligue arabe en République arabe unie mais c'est un échec. Nasser contrairement aux baasistes a un message moins intellectuel, qui est directement compréhensible par les citoyens. Il partage les mêmes idées que Michel Aflaq en particulier sur la laïcité, car dans un pays ou 15% de la population est de confession chrétienne, il voyait le nationalisme arabe comme un moyen de réunifier les différentes communautés religieuses égyptiennes et arabes. Il explique « musulman et chrétiens sont les fils de la même nation. La religion est pour Dieu, la patrie appartient à tous ces citoyens ». Il souhaite voir l'émergence d'un islam populaire revivifié et non plus clérical et coupé du peuple. C'est sous cet argument qu'il réforme l'université Al-Azhar en 1961. À l'instar de Michel Aflaq il insiste sur l'aspect progressiste de l'islam, c'est ainsi qu'il n'hésite pas à affirmer que « l'islam est la première expérience socialiste dans le monde ». Il répète que la nation arabe est fière de sa civilisation musulmane et qu'il ne considère pas l'islam comme un obstacle au développement. Il adopte alors une vision islamique de l'Égypte. Mais il répète en revanche que la religion et l'État doivent être séparée.

République arabe unie [modifier]

Drapeau de la fédérationFace à l'axe hachémite de la Jordanie et de l'Irak qui étaient pro-américains, les syriens se prononcent pour l'unité entre l'Égypte et leur pays. En 1955 un premier traité d'alliance militaire est signé entre la Syrie et l'Égypte. Aflaq estime que la fusion entre les deux pays doit se faire car les tensions intérieures dues à la guerre froide sont de plus en plus fortes. Aflaq arrive à convaincre Nasser des modalités de la fusion des deux pays lors d'un déjeuner au Caire.

Le 1er février 1958, l'État égyptien et l'État syrien fusionnent pour créer une nouvelle nation, la République arabe unie.

Le soir même de la conclusion de l'union, Aflaq déclarait à la presse que Nasser avait désormais auprès de lui une idéologie politique fiable, la sienne. Aflaq s'était engagé à dissoudre le Baath syrien, ce qu'il fait, et il comptait alors diffuser ses idées dans le parti unique nassérien, l'Union nationale.

Le 22 février un référendum porte Nasser au pouvoir.

Suite à la fusion des manifestations de joie éclatent dans beaucoup de pays arabes, mais aussi des émeutes en Irak, où les irakiens demandaient la fin du Pacte de Bagdad et la démission de Noury Said. Le 14 juillet le gouvernement de Noury Said est renversé.

Au Yémen du sud une révolte unioniste éclate, mais elle est réprimée dans le sang par les forces britanniques. Cette révolte oppose les républicains soutenus par Nasser, et la dynastie yéménite soutenue par son voisin saoudien. Au Liban une intervention des forces américaines permet d'éviter une insurrection unioniste.

Cependant, la joie laisse vite place au pessimisme, Nasser éclipse peu à peu le parti Baath qui s'est volontairement désorganisé sous l'ordre d'Aflaq en tant que force politique et la bureaucratie égyptienne étouffe par sa présence l'administration syrienne qui se sent rapidement annexée. La Syrie est alors envahie d'officiers et de bureaucrates égyptiens, la plupart du temps corrompus et incapables.

Par une circulaire interne le Baath se demande si Nasser agit vraiment pour l'intérêt panarabe.

« Abdel-Nasser est-il une émanation de la cause arabe ? Un militant populiste qui a commencé sa lutte avec le peuple en sorte que l'on puisse espérer qu'il respectera la valeur de la lutte populaire ? (...) Est-il né dans l'atmosphère de l'Idée arabe, en sorte que l'on puisse espérer de lui une compréhension profonde de l'unité panarabe ?[16] »

Le Baath connait alors ses premières scissions, encouragées par cela par les déclarations maladroites de Nasser qui traite le parti Baath de parti « fasciste et athée ». Suite à une crise économique, les dirigeants du Baath décident de ne plus apporter leur soutien à cette République qu'ils jugent désastreuse. Les ministres baasistes démissionnent en novembre 1959 et la direction du parti se retire à Beyrouth.

Le 28 février 1961 un coup d'État militaire à lieu en Syrie, par un militaire conservateur, Haydar al-Kouzbari. Ce coup d'État conduit à la rupture définitive entre l'Égypte et la Syrie. Ce qui entraine en 1962, l'expulsion d'Hourani du parti, à cause de ses critiques acerbes contre le régime nassérien, ce qui entraine par la même occasion la fragilisation du Baath syrien.

Pour les baasistes l'échec de la RAU est du à trois choses,

La première raison réside dans le fait que l'Égypte voulait fédérer le monde arabe autour d'elle-même, alors qu'elle n'en avait pas les moyens économiques et financiers. Elle voulait imposer son hégémonie dans la région par la voie du panarabisme. Elle était donc incapable de faire naître chez les arabes un espoir de changement.
La deuxième raison est d'ordre institutionnel. Nasser a imposé à la Syrie une bureaucratie autoritaire, et un régime sous parti unique, l'Union socialiste arabe, un parti créé en toute hâte pour la création du RAU. Les baasistes expliquent qu'un véritable parti politique proche du peuple aurait dû exister pour expliquer tous les changements politiques aux syriens. Aflaq et Hourani dénonçaient dès 1956 le caractère autoritaire de la nouvelle Constitution égyptienne qui « empêche la participation réelle du peuple. »
La troisième raison est que l'Égypte n'est ni une puissance diplomatique, ni une puissance militaire.
A Damas le régime de Kouzbari tente de mettre fin par tous les moyens au nationalisme arabe, c'est ainsi qu'il prête son aide au dirigeant des Frères musulmans syrien, Moustapha al Sibaï et le parti communiste syrien.

Le Baath sort de la clandestinité après un coup d'État contre Kouzbari. À la surprise générale, Nasser ne riposte pas à ce coup d'État.


La révolution au Yémen [modifier]
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# Posté le lundi 20 juillet 2009 16:14

croatie rempart du christianisme en occident

Alors que Zagreb est souvent montrée du doigt Bruxelles notamment en raison du litige qui l'oppose au Tribunal de La Haye autour de l'affaire Gotovina, l'Union européenne devrait avoir à l'esprit l'inestimable apport du peuple croate pour la sauvegarde de la civilisation et du patrimoine européen.
Confrontée aux invasions ottomanes, la Croatie, malgré un rapport de force lui étant largement défavorable, réussit à repousser au prix de très lourdes pertes les forces ennemis, mettant ainsi un terme à leur progression vers l'Europe occidentale. Un des plus célèbres épisodes de cette résistance héroïque s'est déroulé en 1566 lors du siège de Siget. Dans cette cité du sud de la Hongrie, Nikola Subic Zrinski entouré de 2500 hommes, pour la plupart croates, s'opposa à 90 000 soldats ottomans appuyés par 300 canons et emmenés par Souleymane le Grand. Les défenseurs croates repoussèrent les assauts ennemis un mois durant avant que la forteresse de Siget ne tombe entre les mains de ces derniers. Seulement sept soldats croates survécurent à cette bataille ; on estime que 30 000 soldats turcs périrent face à la farouche opposition des hommes de Nikola Subasic Zrinski. Cet épisode épique marqua le début de la décadence des forces ottomanes et de leurs visées impérialistes. S'exprimant à ce sujet, le cardinal Richelieu estima que seul un miracle avait pu sauvé l'Empire de Habsbourg. « Le miracle eu lieu à Siget » selon le dignitaire français. La Croatie a payé un lourd tribut dans son combat pour la liberté et la défense de la civilisation européenne. Au total, lors de ces trois-cents ans d'invasions ottomanes (1463-1878), elle a perdu presque la moitié de sa population (persécutions, meurtres, islamisation, pertes de guerres, épidémie...). Selon Sisko Mencetic poète croate originaire de Dubrovnik, « L'Italie aurait depuis longtemps sombré dans l'esclavage si la mer ottomane ne s'était brisée sur les rochers croates ». Pour remercier la Croatie de son sacrifice, le Pape lui accorda le titre d' « ante muralis christinaorum » (rempart de la chrétienté). Un peu plus de cinquante ans après la chute de l'Empire ottoman, la Croatie, avant-garde de l'Europe occidentale, fut une nouvelle fois mise à contribution afin de s'opposer aux visées impérialiste d'un régime totalitaire. En effet, lors de la Seconde guerre mondiale, le peuple croate se rangea en masse au côté des forces anti-fascistes. Ainsi de 1941 à 1943, alors qu'ils ne représentaient que 25% de la population de la Yougoslavie, les Croates constituaient 75% des partisans de Tito. On estime que pour l'année 1943, les partisans comptaient dans leurs rangs plus de Dalmates que de Serbes. Le pourcentage de résistants en Croatie durant la Seconde guerre mondiale est d'ailleurs l'un des plus élevé en Europe
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# Posté le vendredi 17 juillet 2009 11:01

naissance du mouvement social-patriote francais

le 20 mai 2009 le mspf vient de naitre a nimes,nous allons vous expliquer dans les lignes qui vont suivre,quelle est l'ideologie de notre mouvement poltique,et quelle est son programme pour lutter contre les deux plus grands fleaux qui hantent le proletariat francais depuis des années.le capitalisme mondialisé et l'islamisme politique!
1-condition des classes laborieuses francaise en ce debut de 21 eme siecle.
en ce nouveaux millenaire qui nauquit il a biento 10 ans de cela,nous pouvons voir quotidiennement que les conditions de vie du travailleur francais se sont profondemment dégradées.
dans un premier temps nous observons que depuis la debut des années 80,et surtout depuis la fin de la guerre froide,le capitalisme a acceléré sa globalisation internationale,permettant ainsi a celui ci d'exploiter;par l'affaiblissement des etats et l'ouverture des frontieres,les travailleurs a l'echel internationale.
les travailleurs de tous les pays sont donc mis en rude concurrence,et doivent etre de plus en plus productif afin de permettre aux patrons des grandes multinationales de faire de plus en plus de profit,sacrifiant ainsi la vie de milliers de travailleurs des suds et deteriorant les conditions de travaillent des masses laborieuse a l'echel internationale et notamment en france.
En france le travailleur est soumis a des cadences de travail moins importantes que dans la plupart des pays d'europe et du monde.En effet notre pays a la chance d'avoir un etat neo keynesien puissant,laissant beaucoup moins de pouvoir aux grands trusts internationaux,mais cela n'empeche pas le sacrifice de plus en plus croissant,et la liberalisation a marche forcé de son economie.
Il est donc evident que le travailleur francais est bien plus chanceux que ses voisins européens par exemle,on peut donc se demander d'ou vient le fait que le travailleur francais rouspette autant?et pourquoi est il sans arret en greve?
La raison de ce mal etre est simple!
suite a la revolte soixante huitarde le gauchisme petit bourgeois de mr cohn bendit et de sa clique d'intellectuelle trotskyste(la lcr) se sont alliée plus ou moins directement au patronat néo liberal afin de detruire le parti communiste francais,et l'etat gaulliste conservateur.
en detruisant ces deux forces politiques les gaucho-capitalistes ont ainsi abattu le premier parti proletarien francais que fut le pcf(n'ayant plus que 2pr100 des voies aujourd'hui) et de gaulle qui fut le seul homme politique a defendre l'idependance nationale francaise contre les imperialismes americains et sovietiques.
La destruction de ces deux geants de la politique francaise fut certe posterieur a mai 1968 mais cette date bien que perçut comme une periode de liberation,n'est autre qu'une periode sombre de l'histoire francaise detruisant ainsi la gauche du travail et la droite des valeurs premice de la liberalisation economique et de l'alienation intellectuel du peuple francais!
Une autre cause tres importante de la degradation de l'identité francais date de la periode de prosperité economique qu' traversé notre pays et qui l'on appelle couramment les trentes glorieuses durant laquelle le patronant francais a fait appelle a la main d'oeuvre maghrebine et africaine car celle ci accomplissait les taches les plus ingrates et fut ghettorisées dans les cités hlm a partir de ce moment!la france changea de visage.

aujourd'hui suite aux differentes crises financiere (chocs petroliers...) le chomage grimpa en fleche,et les flux migratoires accelérés par le regroupement familliale aboutit a une explosion demographiques des citoyens musulmans sur le sol francais.
De plus les immigrés furent et sont toujours considérés comme la nouvelle classe revolutionnaire par les partis gauchistes,et pour de la main d'oeuvre bon marché par les mouvements capitalistes et c'est pour
cela que l'islamisme radical se propage comme une trainée de poudre sur le sol francais!
dilem me direz est la religion la plus totalitariste et la plus anti laic qui puissent exister et elle peut s'exprimer librement sur le sol francais alors que les francais qui protestent contre le peril islamique sont victimes d'une repression des plus atroces depuis plus de 20 ans.il y a 60 ans la gestapo traqués les partisans francais aujourd'hui c'est le parti socialiste,l'ump,et sos racisme qui collabore avec l'islamisme et qui vend depuis plus de 20 ans son peuple d'origine a ce fascisme d'un tout nouveaux genre!

2-notre programme
pour lutter contre le capitalisme et l'islamisme qui menacent sans cesse les travailleurs et l'identités francaise nous les sociales patriotes nous proposons des reformes radicales et profonde
1 les francais qu'ils soient de gauche ou de droite doivent s'unir et se lancer dans une lutte de liberation nationale en effet les musulmans bien qu'exploités tout comme nous par le grand capital sont culturellement opposé au systeme democratique et ne peuvent s'integrer a notre republique!nous ne sommes pas raciste et xenophobe comme le disent les suppaux du capital mais anti islamiste et anticapitaliste!un maghrebin qui accepte nos valeurs et le bienvenue!
2-nationalisation de tous les moyens de production empechant ainsi l'exploitation des travailleurs,et empechant egalement les delocalisations
3-toutes les entreprises etrangeres etant sur le sol francais seront surveiller par l'etat et devront respecter les criteres de production francais c'est la condition obligatoires pour produire sur notre sol
4-l'islam sera interdite en tant que culte anti democratique
5-l'eglise restera séparé de l'etat ,la foi devra rester dans le domaine privée
6-dans le domaine agricoles les grandes propriétés foncieres devront signer une cherte de cooperation avec l'etat francais,la mis en place de cooperative agricole sera favorisé par des subvention de l'etat
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travailleur francais la gauche et la droite te vendent depuis 40 ans au capitalisme international et a l'islam radicale!rejoins tes camarades sociaux patriotes qui eux se battent reellement pour ton pays et la justice sociale!

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# Posté le jeudi 21 mai 2009 13:04